Présentation

Ici, vous trouverez les rédactions que j'ai écrites au cours de ma quatrième. Les sujets seront précisés et les textes intégralement recopiés. Pourquoi ? Simplement pour avoir votre avis, que j'espère que vous mentionnerez dans vos commentaires.
Pour vous y retrouver, voici un sommaire :

Panne électrique
L'étoile de Noël
Pur sang
Ebène (Chapitres 1 & 2)
Un jour de bonheur
Ebène (Chapitres 3 à 5)
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 14:43

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 06:22

Panne électrique

Comment réagiriez-vous si toute source d'energie éléctrique disparaissait de votre vie quotidienne ?
- Racontez les changements constatés, vos réactions immédiates et les complications engendrées.
- Essayez d'envisager des solutions à certains problèmes posés, au fil du temps et en fonction de votre experience.
- Vous pourrez, en un dernier temps, comparer la vie dans un univers modifié par cette absence et votre vie actuelle confortable.


Cet été là, nous étions partis camper près d'un étang. Mes parents et moi étions installés dans une petite caravane qui se trouvait à quelques pas de l'eau. Contrairement à notre habitude, nous nous étions montrés prévoyants et avions emporté quantité de piles et d'eau.
Un samedi soir, nous étions partis dîner chez mon grand-père, dont la maison se trouvait à deux kilomètres de notre campement. Alors que nous achevions de manger, la lumière du salon baissa, clignota, puis s'éteignit. Il n'y eut alors plus une seule source de lumière dans toute la maison. Croyant à une panne passagère, nous ne nous en inquietâmes pas et rentrâmes à notre campement.
Le lendemain, mon père essaya d'appeler mon grand-père, sans résultat. Nous nous rendîmes donc chez lui à pied. Nous le trouvâmes de bonne humeur. Il n'avait pas l'air inquiet. Seuls le plus grand des réfrigérateurs, la cuisinière éléctrique, l'horloge, la TV et l'éclairage ne marchaient plus. Il avait donc préparé son petit déjeuner sur la cuisinière à gaz et transposé les produits frais dans le réfrigérateur à gaz. Il les avait achetés lors de la panne de l'an 2000, qui avait fait suite à une tempête et avait duré une semaine. Il nous dit qu'il ne pensait pas que celle-ci dure plus longtemps, et s'étonnait de ne pas avoir entendu parler d'une quelconque tempête qui aurait pu en être la cause. Mais deux jours plus tard, quand nous allâmes faire des courses au supermarché de Meaux, cette certitude fut ébranlée par la nouvelle que nous apprit un passant : la panne s'étandait sur tout le pays, peut-être même autre part, mais les moyens de communication étant coupés, nous ne pouvions pas en avoir la certitude.
Nous décidâmes donc de prendre des mesures pour assurer notre subsistance. Qui pouvait savoir combien de temps cela durerait ?
Tout d'abord, il nous fallait de l'eau. L'eau minérale nous avait permis de subvenir à nos besoins jusque là, mais il nous fallait une solution plus durable. Nous pensâmes alors à l'eau de l'étang. Il était alimenté par les deux Seines et l'eau était bactériologiquement saine. Il ne restait plus qu'a trouver un moyen de la filtrer pour la débarrasser des déchets organiques qu'elle contenait. Nous la filtrâmes donc avec du sable que l'on trouvait sur les berges. N'ayant pu nous approvisionner en viande dans les grandes surfaces, nous résolûmes de pêcher dans l'étang et de chasser dans le bois qui se trouvait à proximité. Il y avait plusieurs lancers dans la grange de mon grand père, et un grand nombre de boîtes de ploms dans l'armoire à chasse, où se trouvaient deux fusils et un grand arc. Le jeudi de la semaine qui suivit la panne, nous posâmes des nasses à ecrevisses et passâmes l'après-midi à récolter des moules d'eau douce. Pour ce qui était des fruits, nous nous servions sur les nombreux arbres fruitiers qui se trouvaient dans le verger de mon grand-père. Nous avions également à disposition les légumes qu'il cultivait dans son potager et les quelques plantes sauvages que nous glanions au bord des chemins. Ne pouvant plus nous rendre en ville, et le peu de personnes qui se trouvaient dans le voisinage étant trop préoccupés par leur propre subsistance, nous nous débrouillions seuls, avec les ressources de notre environnement et tout ce que nous produisions nous mêmes.
Grâce à ce qui aurait pu être une catastrophe, ma vie est devenue bien plus palpitante. Je vis désormais au jour le jour, profite de l'instant présent, et tout ce qui avait pris une place majeure dans ma vie est relégué au second plan, derrière des notions bien plus essentielles, que j'avais jusqu'alors ignorées, ou dumoins négligées. Être coupés du monde et de la société nous a conduits à un mode de vie plus sain. Nous vivons au rythme des saisons, mangeant des fruits l'été et de la viande ou des noix l'hiver. Cette vie est bien moins confortable, surtout avec l'arrivée des grands froids, mais l'entraide nous permet de surmonter toutes les épreuves. Nous partons ensemble couper du bois et nous serrons devant la cheminée alors que nous n'aurions eu qu'a augmenter un thermostat ; et passons des jours entiers à traquer des bêtes alors que nous serions allés acheter notre viande à quelques pas de chez nous.
Malgré les difficultés que nous rencontrons parfois, j'aime la vie que je mène.


Panne électrique

# Posté le mardi 29 janvier 2008 15:22

Modifié le dimanche 04 mai 2008 06:53

L'Etoile de Noël

Ecrivez un conte de Noël

France, fin XIXe

Il était une fois une petite fille nommée Alice. Elle avait à peine cinq ans, de grands yeux bleus et des cheveux blonds et bouclés. Elle vivait avec sa gouvernante, dans le manoir de ses parents, qu'elle ne voyait que rarement. Elle ne sortait de cette propriété que pour se promener en compagnie de sa gouvernante et ne connaissait aucun enfant de son âge. Elle était douée, joviale, espiègle, et tous ceux qui la connaissaient étaient émerveillés par ses qualités. Toutefois le manque de relations sociales la torturait. Si au moins ses parents s'intéressaient à elle ! Le soir, une fois couchée, sans avoir été ni bordée ni bercée, quand les bougies étaient éteintes et que seule la clarté de la lune éclairait sa chambre, ce manque devenait poignant, poignant à en pleurer. Et elle pleurait. Peu à peu, cette enfant si jolie et joyeuse s'enfermait dans la solitude, et n'en était que plus triste. Sa gouvernante, bien que douce et aimable, se montrait distante, et sans doute était-ce involontairement qu'elle privait Alice de la joie insouciante de l'enfance.
Son père avait fait fortune dans le commerce d'épices et de draps, qu'il achetait aux Indes orientales et occidentales, pour les revendre dix fois plus cher en Europe. Il avait récemment investi dans des plantations de coton en Amérique, et partait y vivre, emmenant sa femme, mais pas sa fille, qu'il abandonnait aux soins de sa gouvernante. Ils partirent à la fin de l'automne et Alice en fut abattue. L'hiver arriva. Sa gouvernante se montra plus attentionnée que jamais. Un après-midi, elles ne purent pas faire leur promenade journalière car le froid était devenu intolérable. Alice demanda une histoire. La gouvernante lui raconta l'histoire du Père Noël, un personnage dont avait parlé Monsieur à son retour d'un voyage en Amérique du nord, un personnage tout de vert vêtu, qui distribuait des cadeaux aux enfants sages et se déplaçait sur un traîneau volant. Le soir même, Alice s'adressa en pensée à cet homme si bon, et lui demanda une chose, une seule : un ami. Noël arriva.
Ce soir là, Alice ne parvint pas à dormir. Alors que sa gouvernante dormait à poings fermés, elle ouvrit la lucarne de sa chambre et s'assit sur le toit. Emmitouflée dans sa couverture pour ne pas frissonner, elle contempla longuement la campagne environnante. Une forêt de conifères s'étendait à l'est, et un ruisseau clapotait entre des collines bleuies par la lune. Elle resta quelque temps à les contempler. Elle se décida enfin à rentrer, bien qu'elle n'ait toujours pas sommeil, jeta un dernier regard sur les collines et vit une forme se détacher du ciel. Intriguée, elle se rassit et observa. Les contours se précisèrent et elle put distinguer un traîneau, tiré par six animaux qu'elle ne pouvait identifier. Un espoir fou s'infiltra en elle. Cela se pouvait-il ? Elle hésita : était-ce le fait d'avoir tant espéré, qui, la fatigue aidant, lui donnait une telle illusion ou était-ce la réalité ?
- N'est-il pas un peu tard pour crapahuter ?
Tirée de ses réflexions, elle leva les yeux. Devant elle se trouvait un vieil homme aux cheveux et à la barbe blancs, vêtu d'un habit vert émeraude aux bordures blanches. Elle ne pouvait plus douter. Il était assis sur un grand traîneau blanc décoré d'un liseré argenté, à l'arrière duquel s'entassaient quantité de jouets et de cadeaux. Six rennes blancs aux ramures argentés y étaient attelés. Le vieil homme, voyant qu'elle ne répondait pas, répéta sa question :
- N'est-il pas un peu tard pour crapahuter ?
Alice, émerveillée, ne fit pas attention à la question.
- Vous êtes le Père Noël ?!
- En effet
- Donc vous existez vraiment ?
- Ais-je l'air irréel ?
- Disons...hors du commun.
Le Père Noël rit. Un rire franc. Chaleureux.
Alice se sentait bien en sa présence. Elle ne le connaissait que depuis quelques minutes, et pourtant ne s'était jamais sentie aussi proche de quiconque. Il est vrai qu'elle n'avait pas connu grand monde...
- Vous m'emmenez ? demanda-t-elle tout à coup.
- T'emmener ?
- Oui.
- Où ça ?
- Où vous voulez.
Une lueur de confiance mêlée d'espoir éclairait les yeux de l'enfant. Le Père Noël ne pouvait pas la décevoir. Il ne devait pas. Pas pour l'instant.
- Monte ! dit-il en lui tendant la main.
Penchée sur le bord du traineau, Alice regardait le paysage défiler à toute vitesse. Les rennes galopaient sur une route invisible, rapides et silencieux.
Ils gagnèrent la première maison. Le traineau s'arrêta sur le toit. Le Père Noël saisit quelques paquets à l'arrière du traineau et s'avança vers la cheminée. Il y disparut quelques secondes avant de reparaître.
- En route ! dit-il en montant dans le traîneau.
Quelques minutes plus tard, ils atteignirent une seconde maison. Comme la première fois, le père Noël saisit quelques paquets et disparut dans la cheminée.
Ils continuèrent ainsi pendant toute la nuit, allant de maison en maison, passant dans des villages, des villes, survolant les mers et les forêts. Jamais Alice n'avait été aussi heureuse.
Quand l'aube fut proche, le Père Noël la raccompagna au manoir. Alors qu'il l'aidait à descendre du traineau, Alice se tourna vers lui.
- Emmenez-moi.
- Pourquoi ?
- Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec vous et ne veux pas vous quitter.
- Mais tu perdras tout ce que tu avais. Pense à ta famille, à tes amis...
- Je n'ai ni l'un ni l'autre. Vous le savez très bien. C'est pour ça que vous êtes là.
Le regard du Père Noël se voila. Devait-il refuser sans explication ou tout lui dire ? Pourrait-elle comprendre ? Il contempla longuement ses yeux bleus. On y lisait la résolution, l'espoir... l'intelligence.
- Je ne peux pas. Dit-il finalement.
- Pourquoi ?
- Parce que, là ou je vais, personne ne peut me suivre.
- Pourquoi ?
Alice en était à cette période de la vie où aucune réponse n'était satisfaisante, et se soldait par une interminable suite de « Pourquoi ? ».
Mais on ne pouvait pas la blâmer... Auriez-vous deviné ?
- Tu vois les étoiles ? Dit-il en désignant le ciel.
- Oui.
- Peux-tu les rejoindre ?
- Non.
- Alors tu ne peux me suivre.
- Je ne comprends pas.
Il s'y était attendu. Qui pouvait comprendre ? Etait-il possible de faire comprendre une chose pareille à une enfant de cinq ans ? Etait il possible de la faire comprendre à quiconque ?
- Je ne suis tel que tu me vois qu'une seule nuit par an. Le reste du temps, je surveille la Terre et les hommes du haut du ciel. C'est comme cela que j'entends les v½ux des enfants, c'est comme cela que je t'ai entendue, toi. Le soir de Noël, je reviens sur mon traineau, chargé des cadeaux qu'on demandé les enfants au cours de l'année. Je ne viens que pour les leur donner. Je ne vis que pour les leur donner.
Un long silence s'ensuivit. Alice le rompit enfin, la voix chargée de sanglots :
- Vous reverrais-je ?
- Je reviendrai dans un an.
Il s'éloigna en direction des étoiles, et quand elle ne put plus le voir, une étoile s'alluma, plus brillante que ses semblables. Elle la contempla longuement. Un sourire illuminait son visage : elle avait trouvé un ami.


# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:02

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 07:01

Pur Sang

Mets toi dans la peau d'un cheval, raconte son histoire

Je suis née ici, entre ces collines et ces arbres à l'ombrage apaisant, dans cette herbe haute et grasse, dans cette plaine normande si propice à l'élevage des chevaux.
Ma mère était une belle jument pur sang, à la robe alezane où éclatait par endroits la blancheur immaculée d'une balzane ou d'une liste herminée. Elle avait longtemps couru dans les hippodromes et mon père, un fier étalon à la robe de feu, y remportait encore les prix les plus prestigieux.
Ainsi, j'étais destinée, moi aussi, à courir.
Je quittai en ce but la prairie qui m'avait vue naître à l'age de deux ans.
J'arrivai dans une écurie de pur sang au palmarès victorieux pour y être entraînée. On me débourra sans encombre, car j'étais de nature docile et volontaire. Puis vinrent les séances de galop : une longue piste ensablée et un léger cavalier sur le dos, où tout ce que j'avais à faire était de courir... Et je m'élançai, crinière au vent, queue en panache et tête baissée...
J'aimais courir. J'aimais sentir le vent contre mon poitrail, dans mes crins ébouriffés par la vitesse de mon galop.
Mon propriétaire fut vite satisfait de mes performances et m'engagea dans une course de jeunes chevaux. Et lecteur, je la gagnai ! Et haut la main, qui plus est !
Mon propriétaire vit en cette victoire la promesse d'un bel avenir, et de gains toujours plus nombreux.
Je fis course après course, et toujours je triomphai. A l'âge de 7 ans, j'avais derrière moi une centaine de victoires et pas une seule défaite.
Les enchères montaient sur mon compte. Tous les managers me voulaient dans leur écurie.
C'est bien simple : j'étais la favorite. Les commentateurs, quand j'entrais en piste, disaient : « Et voilà notre championne, Flamme, 7 ans et toujours invaincue ! Une victoire de plus additionnée aux... Combien déjà ? 102 victoires décomptées à ce jour ? »
Obnubilé par mes performances, mon entraîneur me faisait courir course sur course, et j'en fus bientôt à une par jour. Je tins un mois à ce rythme, toujours première malgré le surmenage de plus en plus flagrant qu'on me faisait subir. Mais ce délai écoulé, les forces me manquèrent...
Embarquée la veille après une énième victoire, j'avais voyagé toute la nuit pour arriver à temps à l'hippodrome et courir, encore...
Le terrain était lourd, mes forces, insuffisantes. Je défaillais...
Mais au son de la cloche, par habitude sans doute, je m'élançai. Je fus vite en tête et je me maintins à ce niveau. Et là, dans la virage qui précédait l'arrivée, mon antérieur droit craqua sous moi... Et je tombai, je m'affaissai dans le sable qui avait porté tant de victoires...
Oui, je tombai, et subjuguée par la douleur, par l'incompréhension, je perçus à peine les autres chevaux me dépasser en soulevant sur moi un nuage de poussière. Je les vis, impuissante, franchir la ligne d'arrivée.
Mais je n'étais pas devant eux, je n'avais pas pu fouler cette ligne avant eux.
Je restais là, rompue, souffrante, blessée...
Une foule de vétérinaires équins accourait. Ils échangèrent quelques mots, mon entraîneur parut protester, puis se résoudre. Alors l'un d'entre eux sortit une seringue. Je sentis l'aiguille pénétrer dans mon encolure. Et je m'endormis.
A jamais.
Pur Sang

# Posté le mardi 15 avril 2008 12:04

Modifié le dimanche 04 mai 2008 07:03

Ebène

Ecume

Un vent froid soufflait cette nuit là, charriant d'énormes nuages noirs, déracinant au passage de grands arbres centenaires. Soudain, le vent tomba. Les chevaux se figèrent. Les nuages restèrent un instant comme suspendus au dessus d'eux. Un éclair zébra le ciel, et le ciel se déchira, déversant sur eux une pluie diluvienne. La harde galopa vers un petit bois de châtaigniers, où ils espéraient trouver un abri de fortune. Ils l'atteignirent sans peine et s'abritèrent sous le feuillage des arbres. Derrière eux, à bout de souffle, trottait une magnifique jument blanche, Ecume. Elle était pleine et n'allait pas tarder à mettre bas. Elle arriva enfin auprès du troupeau, rejoignant la masse compacte des corps serrés les uns contre les autres. Ils restèrent ainsi toute la nuit, leurs hennissements de frayeur couverts par le grondement du ciel. Enfin, la pluie cessa. Les chevaux attendirent quelques minutes. Leur sang avait cessé de tourner dans leurs corps, leur longue immobilité les avait plongés dans la léthargie. Ce fut Ecume qui, bien que plus faible que les autres, sortit la première du bois. Une lumière vive l'aveugla. Le soleil était haut dans le ciel.
Tourmentée par la tempête, elle avait perdu toute notion du temps, aussi en fut elle étonnée. Quand ses yeux se furent accoutumés à la lumière, elle s'éloigna vers un repli de terrain, pour y mettre au monde son premier poulain.

Le Poulain

La Jument était étendue sur le flanc, contractant ses entrailles pour en expulser son petit. Les antérieurs du poulain sortirent enfin. Tout son corps suivit. Le jeune poulain déchira son enveloppe féodale et roula sur le sol. Il avait une magnifique robe, d'un noir de jais, marquée de trois balzanes et d'une fine liste qui s'étendait tout le long de son chanfrein. Il était magnifique. Sa mère le lécha longuement pour activer la circulation de son sang. Ecume l'aida à se dresser sur ses pattes démesurées. Il se leva enfin et commença à chercher la mamelle. Il téta longuement, fit quelques pas hasardeux, puis se recoucha. Il ne se réveilla qu'en fin d'après-midi. Sa mère broutait tranquillement auprès de lui, il l'appela d'un hennissement aigu. Elle lui répondit par un souffle rassurant, et l'invita à la rejoindre.
Bien qu'encore malhabile, le poulain se mit debout et la rejoignit au petit trot. Les jours qui suivirent le rendirent plus fort et plus curieux, il apprenait chaque jour davantage auprès de sa mère, qui bientôt le baptisa Ebène.

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# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:06